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Le fort d'Enet (ancien Enette) situé à l'extrémité de la pointe de l'Aiguille, dans le prolongement de la pointe de la Fumée est construit sur un ilot rocheux de 4000 m2 environ, cadastré sur la commune de FOURAS.
La chausséele reliant à la terre, couverte à marée haute, mesure 1500 mètres.
La construction par le Génie Militaire dure 2 ans, de 1810 à 1812, date à laquelle le fort est remis à la marine qui réalise l'armement. Au fil des ans il sert d'entrepôt puis de cible pour les essais d'obus.
En 1871 comme le fort Liédot à l'île d'Aix, il est aménagé pour recevoir les insurgés de la Commune de Paris en surnombre sur le ponton L'ORNE. Sa capacité d'internement est faible. Le 3 août 1871, 150 prisonniers sera évacué définitement le 22 1887. Ensuite, en 1899 le fort est réarmé avec des canons de Marine calibre 305 ll. Ils seront retirés en 1914 pour être envoyés au front de l'est .
ET LE COURRIER DANS TOUT CA ...... ?

Les dossiers des prisonniers de la Commune étant instruits par un rapporteur militaire(fonction de justice crée par le code militaire Brumairean IV, concerne la charge de l'accusation et la fonction de l'instruction).
Sur l'enveloppe circulant en franchise de justice militaire, mention manuscrite :
" LE SUBSTITU DU RAPPORTEUR AU FORT ENET"
Timbre à date FOURAS15 septembre 1871. La lettre est datée Enet le 15 7bre Fort d'Enet près de Rochefort Charente-Inférieure. Elle concerne Jean BARONNET né le 14/12/1837 verrier, célibataire, arrêté le 22 ùai. Il est incarcéré le 3 août au fort Enet, transféré le 2 mars 1872 à ka forteresse de l'ILE MADAME et dirigé vers SATORY le 7 mars 1872. Le Commissaire de Police du quartier Saint-Ambroise, dont le cachet, curieux, est évidé de la République assise, répond :
" Baronnet a demeuré 9 mois passage Ménilmontant2. C'est, au dire des gens qui le connaissent, un paresseux; il a servi la Commune pendant toute sa durée et on croit qu'il a marché par conviction. Le 23 septembre 1871. Le Commissaire de Police."
L'avenir du dit BARONNET, à réception de cet avis, n'incite pas à l'optimisme.
RAYMOND LOEDEC
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